Le Garçon au visage disparu

Avis aux enseignants! Un guide pédagogique est disponible pour ce titre. 

Date de parution: octobre 2016 
Création : Théâtre de la Licorne, 15 novembre 2016 

Description:

Jérémy se plaint que son père, travailleur humanitaire, délaisse sa famille au profit d’étrangers vivant à l’autre bout du monde. Il faudrait qu’il soit lui-même à moitié mort, pense-t-il, pour que son père lui exprime enfin son amour. Lorsque Jérémy apprend que celui-ci a été pris en otage, son univers bascule. Sa mère, un matin, le retrouve dans son lit sans visage. Les oreilles, les yeux, le nez de son fils ont disparu. Désemparée, elle contacte policier, psychiatre et prêtre afin qu’ils l’aident à comprendre cette étrange disparition. 

Texte métaphorique, Le garçon au visage disparu nous transporte dans un monde teinté d’humour, tantôt loufoque, tantôt inquiétant, où le théâtre flirte avec le fantastique et le film d’épouvante. Larry Tremblay, dans cette nouvelle création, explore le territoire de l’adolescence quand l’identité, encore fragile, cherche ses repères.

Création du spectacle:

Production: Théâtre Le Clou

Texte Larry Tremblay

Mise en scène Benoît Vermeulen

Avec Julie McClemens, Christian E. Roy, Alice Moreault et David Strasbourg

Assistance à la mise en scène: Martine Richard 
Décor: Raymond Marius Boucher 
Costumes: Marc Senécal 
Éclairages: Mathieu Marcil 
Musique: Navet Confit 
Vidéo: Francis-William Rhéaume

En photos:

photos: Charles Bélisle

La bande-annonce:

Mot de l’auteur:

«Dans Le déclic du destin, ma toute première pièce, Léo perdait la langue, les dents, un doigt et, finalement la tête. Dans The Dragonfly of Chicoutimi, Gaston perdait le français, sa langue maternelle, et se voyait contraint de raconter sa vie avec des mots anglais. Le motif de la perte est récurrent dans mon œuvre. On le retrouve aussi dans Le garçon au visage disparu. Jérémy perd, comme le titre de la pièce l’indique, le visage. C’est un texte qui se veut d’emblée métaphorique, mais demeure toutefois ancré dans cette problématique vécue par les adolescents : l’élaboration ou la consolidation de l’identité. Celle-ci passe par des moments de rejet, d’opposition et, finalement d’acceptation. La figure du mort-vivant s’est aussi rapidement imposée dans l’écriture de cette pièce. J’y retrouvais cette fascination qu’ont beaucoup de jeunes pour les visions apocalyptiques où vie et mort fusionnent. Toutefois, il faut comprendre que cette histoire de disparition en est une aussi d’apparition. Là où le vide s’est fait, un geste d’amour pourra naître.»

Quelques liens:

La critique:

«Le spectacle séduit en explorant et en mélangeant différents registres, fantastique, drame et comédie.»

– Marie Labrecque

«Tout est admirablement mis en place pour nous plonger dans un univers cinématographique, mais au théâtre. (…) Incomparable texte de Larry Tremblay. (…) Extraordinaire justesse des quatre interprètes (…). Pièce à ne pas manquer.»

– Marie-Luce Gervais

Cette pièce devrait pouvoir aider certains jeunes à faire la part des choses et à porter un regard plus éclairé sur les fanatismes de toute sorte.»

– Raymond Bertin

«(La pièce) renferme en elle-même une vision pertinente sur l’adolescence, sur la construction de l’identité, sur la technologie, sur les relations familiale»

– Alexandre Provencher

«L’âge adolescent, avec ses us et coutumes, son parler, tout est là. Et Larry Tremblay s’en est magnifiquement inspiré dans cette pièce pour ados, comme on aurait pu dire film pour ados. (…) Jamais cinéma et théâtre n’ont été aussi radicalement proches.»

– Élie Castiel

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«Une pièce à voir pour les amoureux du cinéma, de l’image et de l’esthétique»

– Martine Robergeau